J'ai beau me dire à chaque fois de réfléchir attentivement avant d'acheter un manga de chez Soleil, je fini toujours par en retenter et être déçue après lecture... Black prince en est encore un exemple ! Sauf que pour une fois se sont les quelques bons échos sur le net qui m'ont tentés (et non le manga en lui-même)... Je n'ai pas aimé ce shojo, je vous explique donc pourquoi.
HISTOIRE | Ça m'arrive quelques fois de vouloir tenter une lecture bonbon et niaise par pure détente, tout en sachant que ce ne sera pas un grand scénario. Black prince est un manga shojo que j'imaginais dans cette ligne, le genre de lecture fun et un peu clichée qui passe tout de même assez bien. En plus j'en avais entendu du bien sur internet, avant et après l'annonce de la sortie française. Je l'ai donc lu sans apriori et sans avoir lu de résumés ou d'informations au préalable. Grossière erreur de ma part, si j'avais fait un peu plus attention je ne me serais sans doute pas dirigée vers ce type de titre...
Black prince & white prince commence d'entrer dans le cliché par son titre, bizarrement je suis passée outre malgré la niaiserie du truc. L'histoire nous fait suivre une héroïne, Yû, celle-ci est très portée sur l’apparence et ne vit sa scolarité que pour les beaux yeux du "white prince". Elle cache un passé de fille timide au collège, écartée des autres à cause de son apparence, elle a changé du tout au tout au lycée afin de se faire des amis et un petit-ami surtout. Son caractère est assez fort, du moins c'est ce qu'elle veut faire passer, malheureusement elle se met généralement dans des situations compliquées à cause de ça. Ses parents souhaitant déménager, elle se retrouve dans l'internat du "white prince". Le rêve pour elle... qui sera finalement de courte durée puisqu'elle va s'attirer la curiosité/haine du ténébreux "black prince".
Le manga avance doucement et plonge tête la première dans chaque cliché des comédies romantiques scolaires. Le principal étant : la fille sortie de nul part qui va attirer la curiosité des deux plus beaux garçons du lycée : un sombre et un lumineux. Sans hésitations possible, je pense pouvoir m'avancer et annoncer que la suite nous réserve une attirance pour l'héroïne du "white prince", et surtout un happy end niais avec le "black prince" après moult péripéties inutiles... Dans les clichés en général, on retrouve par exemple : le blocage sur le mur et le baiser forcé, le coupage de tignasse du "black prince" (qui ressemble étrangement à la série Tsubaki love), la jalousie des fans du "white prince", le côté esclave de l'héroïne vis à vis du "black prince" (j'ai horreur de ça) et un petit enfermement dans la salle de sport toujours avec le "black prince" en bonus final...
Ce manga ne nous offre rien de nouveau et la fin prévisible d'avance ne donne pas envie au lecteur de poursuivre l'aventure. Je pense clairement que le titre s'adresse à un public plus jeune, moi j'ai assez donné avec le premier volume je crois. Je précise quand même qu'il y a moyen de trouver meilleur shojo que ça pour véhiculer de bonnes valeurs au lectorat féminin assez jeune. Je ne poursuivrais, pour ma part, pas ce titre qui ne m'a absolument rien apporté...

© 2015 by Makino / Kôdansha
DESSINS | Si le scénario n'a rien de bien intéressant, les dessins ne sauvent pas vraiment la série. J'ai senti un manque de maîtrise générale sur les proportions et les personnages qui m'ont assez dérangés pendant la lecture. Déjà que le style ne me parlait pas trop avec sa technique très informatisé et le visuel assez classique, mais en plus rien n'est vraiment bien géré. Les corps sont assez souvent mal proportionnés, les mains très grandes et quand l'artiste tente de faire des changements de cadres ou plans sur les personnages, on se retrouve devant des illustrations très très moyennes (notamment sur le travail du cou et du menton des personnages)... Les visages des personnages sont assez bas sur la tête alors qu'ils ont un crane immense (et pourtant peu de cervelle à nous partager entre parenthèse ! haha). Bref ce n'est pas souvent, mais là j'ai vraiment trouvé le manga moche pendant ma lecture. Il y a quand même quelques bonnes choses, dont la présence d'un nombre correct de décors pour situer le lecteur et une fluidité globale dans la lecture.
ÉDITION | L'édition de Soleil est plutôt jolie et sympathique, parfaite pour ce type de manga. La couverture n'est pas trop mal (bien que j'avais trouvé plus sympa le fond de la première version de celle-ci), un peu rose à mon goût, mais finalement dans le type de lectorat visé. Le logo est très joli, classique mais bien mit en page, du coup ça passe bien sur la couverture. L'arrière couverture, par contre, est peut être un peu fouillis avec ses phrases dans tous les coins... On retrouve quelques bonus en fin de volume, dont une postface de l'auteure, un strip bonus et une preview de la suite. Pas de page couleur en revanche ! Globalement c'est fluide, agréable à la prise en main et plutôt classique pour un shojo. Ça fonctionne, c'est déjà ça !
Black prince & white prince s'est révélé être un shojo décevant. Cliché et véhiculant des valeurs qui ne me correspondent pas, ce titre ne m'a vraiment rien apporté : ni originalité, ni addiction... Je n'ai pas vraiment pris plaisir à découvrir cette romance et ne la conseillerais pas je pense, d'autant que graphiquement, rien ne relève la barre. Je ne lirais d'ailleurs pas non plus la suite qui m'apparait comme une évidence dans la tournure des évènements. Dommage.